News 01
L'application de messagerie Whatsapp qui compte plus de 2 milliards d'utilisateurs dans le monde a beaucoup fait parler d'elle ces derniers temps dans les actualités. Pour rappel, Whatsapp a annoncé vouloir transférer davantage de données à Facebook, ce qui a provoqué un choc pour beaucoup. L'application Whatsapp étant gratuite, Facebook cherche à la monétiser via de la publicité, par exemple en permettant aux annonceurs de contacter directement leurs clients via Whatsapp. Donc il s'agirait de partager votre numéro de téléphone avec des annonceurs.
Notons qu'il y a quand même des différences entre les conditions de l'UE et les conditions américaines. Surtout avec le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD). Le porte-parle de Whatsapp a d'ailleurs certifié : "Il n'y a aucun changement dans les pratiques de partage de données de WhatsApp dans la région européenne (y compris au Royaume-Uni) suite à la mise à jour des conditions d'utilisation". Il n'y a donc pas de danger, en tout cas pour le moment, pour les utilisateurs européens de Whatsapp, le partage des données entre Whatsapp et Facebook ayant été suspendu en 2018 par la Data Protection Commission (DPC), en attendant une conformité avec le RGPD. Personne ne verra son compte Whatsapp suspendu le 8 février et rien ne devrait bouger avant le 15 mai 2021. De plus, Whatsapp n'a aucun droit de refuser de fournir le service aux utilisateurs qui n'accepteraient pas les nouvelles conditions. Cela est contraire au RGPD qui prévoit le libre consentement. La LPD suisse va dans ce sens également.
La Commission nationale Informatique et Libertés (Cnil) est en discussion depuis 2017 sur les conséquences du rachat de Whatsapp par Facebook en 2014, incluant les conditions de transfert des données. L’enquête a même été prise en charge en 2018 par le régulateur irlandais suite à l’entrée en vigueur du RGPD. Il est donc important de ne pas surréagir ou de céder à la panique, d'attendre de plus amples informations de la part de Whatsapp et de prendre le temps de s'informer avant de se décider sur l'une des trois options les plus présentées jusqu'à aujourd'hui, à savoir Télégram, Signal ou encore Threema.
Télégram Messenger a été créé en 2013, par les frères russes Nikolaï et Pavel Dourov. C'est une application de messagerie sécurisée qui est hébergée dans un cloud. Il y a également eu plusieurs "scandales" à propos de cette application, notamment le fait qu'elle ait été plusieurs fois utilisée par des terroristes qui profitent de communiquer de manière chiffrée. L'autre problème avec Télégram serait le chiffrement, certains chercheurs estiment que les moyens pour crypter les messages seraient trop hasardeux et que la confidentialité ne pourrait être garantie à 100%. D'ailleurs, pour s'assurer que la conversation soit bien chiffrée, il faut faire une manipulation avant de débuter les échanges et demander à démarrer un "échange secret".
L'application Signal a été développée par l'entreprise américaine Signal Messenger. Du fait de la confidentialité apportée par cette messagerie, qui ne garderait qu'un minimum de métadonnées et ne collecterait pratiquement pas de données personnelles, plusieurs institutions et personnalités la recommande, comme le lanceur d'alerte Edward Snowden ou encore la Commission Européenne qui recommande à son personnel son utilisation. L'application est aussi soutenue par Brian Acton, l'un des créateurs de Whatsapp qui avait fini par démissionner suite au rachat de Whatsapp par Facebook.
Enfin, l'application Threema est une application suisse créée par la société Threema GmbH et qui compte 6 millions d'utilisateurs principalement en Suisse, en Allemagne et en Autriche. L'application se concentre sur l'anonymat et la confidentialité. D'ailleurs pour s'inscrire, il ne faut utiliser ni numéro de téléphone ni adresse e-mail, et les serveurs sont situés en Suisse. Elle est recommandée notamment par des spécialistes tels que Stéphane Koch, expert suisse en stratégie numérique. Notez que l'application est payante et coûte 3 chf. Pour cette application, c'est bien le droit Suisse qui s'applique, alors que pour Signal c'était le droit américain et que pour Télégram, la situation n'est pas très claire.
Donc en résumé, sur le plan de la sécurité et de la protection des données, on voit que Télégram n'est pas forcément une meilleure alternative à Whatsapp. Alors on peut se laisser davantage de temps pour réfléchir, sachant que les nouvelles conditions d'utilisation Whatsapp ne seront mises en vigueur que dès le 15 mai 2021. Et que d'ici là il risque d'y avoir du nouveau. 
 
De plus, Whatsapp connaît actuellement une campagne de phishing et les téléphones Androids sont les plus touchés car la personne reçoit un message d'un nom de son répertoire qui lui demande de cliquer sur le lien. 
Encore une fois, nous sommes en présence d'une astuce bien rodée qui peut tromper n'importe qui et ainsi infecter le téléphone de tout un chacun.  
 
- Modus operandi : réception d'un message d'un contact de notre répertoire qui nous demande de cliquer sur le lien présent dans le message ;  
 
- Toujours vérifier la source et surtout ne jamais cliquer sur les liens ou pièces jointes si nous avons un doute ;  
 
- Annoncer les cas sur les interfaces de la Confédérations :
 
-www.antiphishing.ch 
-www.report.ncsc.admin.ch/fr  
 
SdM

>> Comment détecter un Phishing
News 01
News 01
News 01
News 01